Gérer l'hétérogénéité des élèves

 

                                                                        Personnalisation des apprentissages (La)      

 

Résumé de Personnalisation des apprentissages (La)

 

Il n'est, bien sûr, d'apprentissage que « personnalisé » : un élève apprend avec ce qu'il sait et ce qu'il est ; il l'apprend de manière singulière, en utilisant sa « méthode à lui » ; il apprend parce qu'il s'engage lui-même dans une activité qui lui permet de progresser… Et c'est précisément pour cela que nous ne pouvons pas laisser fonctionner la personnalisation des apprentissages de manière complètement aléatoire.

 

C'est à l'enseignant de mettre en place des situations et de proposer des outils pour que chacun et chacune puissent travailler et progresser de manière personnalisée et exigeante à la fois.


Mais les enseignants le savent bien : cette « évidence pédagogique » – exigence absolue dans une classe hétérogène – n'est pas facile à mettre en oeuvre. Comment identifier ce qui convient à chacun sans, pour autant, l'assigner à la reproduction de ce qu'il sait déjà faire ? Comment « personnaliser » sans systématiquement « individualiser » et prendre le risque de faire éclater la classe ? Comment articuler le travail personnel, le travail en petits groupes et le cours collectif dans une pédagogie authentiquement coopérative ? Comment préparer en amont et gérer au quotidien une classe pour y « personnaliser » la pédagogie ?


Voilà quelques questions, parmi bien d'autres, auxquelles Sylvain Connac répond dans cet ouvrage. Il le fait avec l'expérience d'un praticien et l'expertise d'un chercheur. Il le fait en proposant aussi bien des repères théoriques que des exemples concrets. Il le fait – et c'est une des grandes originalités du livre – en mettant le lecteur en « situation personnalisée de formation pédagogique ».


Chaque enseignant trouvera donc ici les moyens d'avancer, avec ses collègues, vers des pratiques pédagogiques plus justes et efficaces. 

 

Avec les propositions de Sylvain Connac, l'hétérogénéité de la classe n'est plus un problème insoluble, c'est une formidable ressource.

 

La Personnalisation des apprentissages 

 

Agir face à l'hétérogénéité, à l'école et au collège

 

Date de parution : 13/09/2012

 

Auteur(s) : Sylvain CONNAC


256 pages
23.35 €

 

pour commander: http://www.esf-editeur.fr/detail/764/personnalisation-des-apprentissages--la-.html

 

 La reconnaissance des mots chez les dyslexiques

 

 

 

Les élèves sont différents par leurs acquis, leur comportement, leur rythme de travail, leurs intérêts, leur profil pédagogique.

L'enseignant, face à cette situation hétérogène, ne peut apporter qu'une réponse hétérogène.

Les processus d'apprentissage sont au centre de toute pédagogie : le rôle de l'enseignant est de proposer, observer et réguler les activités des élèves.
Pour cela, il doit choisir les méthodes pédagogiques qui lui paraissent le mieux appropriées pour atteindre les objectifs fixés.


Dossier: Gérer l'hétérogénéité des élèves, par Cédric Serres

 

 

Il faut donc être capable de :
 

  •  créer les conditions d'exercice d'une parole sécurisée, source d'expression de soi mais vecteur d'apprentissages
  • d'avoir des attitudes favorisant l'égalité de parole, le respect mutuel, l'empathie.
  • Attitudes favorisant un climat de sécurité.
  • Attitudes favorisant l'entraide et la coopération

  • exemple:


  •  

          exemple d'emploi du temps d'une classe coopérative de cycle 3

 

 
Une journée en classe unique:


http://marelle.org/sommaire/?wiki=H%E9t%E9rog%E9n%E9it%E9_classe


L'hétérogénéité des âges fait peur mais peut être un grand atout.: Voir article 

 

 
La classe multi-âges: avantages et inconvénients
 
"Plus l'amplitude d'âge est importante, meilleurs deviennent lesrésultats aux évaluations" 
- Sylvain ConnacLe 14 novembre, le Café pédagogique (1) rendait compte de la publication parChristine Leroy-Audouin et Bruno Suchaut (Iredu) d'une étude mettant en questiondes cours multiples : 
" Il apparaît donc que la fréquentation d'un cours multiple, enCE1 comme en CM1, n'est jamais efficace au plan pédagogique, elle est mêmenéfaste quand les élèves sont placés d'office dans ce type de classe parce qu'il n'ya pas d'autre choix pour eux". Nous avons demandé à Sylvain Connac, docteur enSciences de l'Education et enseignant à l'Ecole coopérative Antoine Balard, àMontpellier, son sentiment sur cette publication.
Christine Leroy-Audouin et Bruno Suchaut viennent de faire paraître les résultatsd'une étude intitulée : " Efficacité pédagogique des classes à plusieurs cours : desrésultats nouveaux qui relancent le débat " (Septembre 2006). 
Ils développent leconstat général que les cours simples sont préférables aux cours doubles. Ces résultats contredisent en partie ceux apportés par une autre étude (ChristineLeroy-Audouin et Alain Mingat - 1995) qui présentait la classe à cours doublecomme vecteur de résultats scolaires légèrement supérieurs à ceux des classes àcours simple. Cette étude avait surtout renforcé les conclusions du rapportOeuvrard sur l'impact pédagogique des classes uniques en milieu rural (1990).Dans cette nouvelle étude, il est souvent fait référence aux classes multiniveaux

Lire l'intégralité de l'article.
 
 
Concrètement, en classe:


Voici quelques outils, éprouvés depuis plus de 50 ans.

1.Les plans de travail



Peut-on se passer des manuels scolaires grâce au plan de travail ?


ou comment permettre à l'enfant de devenir autonome dans ses apprentissages.

un exemple de plan de travail en maternelle

un exemple de plan travail en cycle 2

un exemple de plan de travail en cycle 3


échange sur le thème: plan de travail et travail en équipe

 

Visionner le Travail personnel (Ecole Ange Guépin à Nantes) / 15 janvier 2013




2.Les fichiers autocorrectifs: cliquez sur ce titre

ou comment permettre à l'enfant de progresser à son rythme, tout en se responsabilisant dans la gestion de son travail



3. Les outils de travail individualisé: cliquez sur ce titre

ex: La lecture autonome en cycle 2
     

4.



Réussir à apprendre est indissociable de l'estime de soi.

Ecoutez l'entretien de Gaëtanne Chapelle,professeure en psychologie de l'Education.

http://www.france-info.com/chroniques-le-chemin-de-l-ecole-2009-11-30-comment-apprend-on-375190-9-43.html#
 

Réussir à apprendre

 

 PUF
 
 
L'ouvrage

 Le quotidien des enseignants, c'est la diversité des élèves. Avecpour tous le même objectif : réussir à apprendre. Le paradoxe del'enseignement est là. Les élèves sont différents et, pourtant,l'enseignant se doit d'avoir, pour tous, la même ambition : lesaccompagner au plus loin sur les chemins de l'apprentissage. Cettemission ne s'apparente-t-elle pas à une tâche insurmontable ? Sansnaïveté sur les difficultés que cela représente, cet ouvrage offre parses différentes contributions, appuyées sur la recherche scientifiqueinternationale, une réflexion sur la meilleure manière de faire surmonter aux élèves les obstacles qui surviennent.
La premièrepartie interroge la manière de prévenir les difficultés d'apprentissage des élèves, en analysant ce qui emporte parfois l'élève dans unespirale de l'échec, et quelles pratiques d'enseignement pourraientl'éviter. En posant également le problème des publics défavorisés oudifficiles. La deuxième partie se penche sur les obstacles les plusfréquents, ceux propres à l'élève, sa motivation, sa gestion desrelations sociales en classe, mais aussi les obstacles contenus dansles disciplines de base : lire, écrire, compter. Quant à la troisièmepartie, elle aborde la question des besoins spécifiques de certainsélèves : élèves issus de familles migrantes, élèves à haut potentiel,mais aussi souffrant de handicap (autisme, surdité) ou de troublesd'apprentissage. Pour tous, il s'agit de mieux les connaître etd'envisager comment le système scolaire peut leur faire atteindre lemême objectif qu'aux autres : réussir à apprendre.


A propos des auteurs

Gaëtane Chapelle, professeur invitée en Psychologie del'éducation à l'Université de Louvain, et formatrice à Changements pourl'égalité, Mouvement socio-pédagogique. Elle a publié Apprendre et faire apprendre, dirigé avec Étienne Bourgeois, Améliorer l'école, dirigé avec Denis Meuret et Enseigner, dirigé avec Vincent Dupriez, tous parus dans la collection « Apprendre », aux PUF.
MarcelCrahay, professeur en Psychologie de l'éducation à l'Université deLiège et l'Université de Genève, directeur du laboratoireDéveloppement, apprentissage et intervention en situation scolaire. Ila publié de nombreux articles et ouvrages dont Peut-on lutter contre l'échec scolaire ? (De Boeck, 2007).

Avecles contributions de Pierre Barrouillet, Catherine Blaya, ThérèseBouffard, Sylvie Cèbe, Gaëtane Chapelle, Cyril Courtin, Marcel Crahay,Marion Dutrévis, Michel Fayol, Jean Émile Gombert, Jacques Grégoire,Catherine Martinet, Greta Pelgrims, Christiane Perregaux, ChristinePhilip, Nancie Rouleau, Liliane Sprenger-Charolles, Catherine Thévenot,Martial Van der Linden.





5. Le travail en projets


6. Le conseil d'enfants:
Récompenses et motivation

Doit-on récompenser les élèves pour les motiver à apprendre ?
Voir l'étude de Jean ARCHAMBAULT et RochCHOUINARD.[1]

Pour les plus petits, la motivation semble plus difficile à développer, elle est en totale construction. Pourtant, desenfants petits peuvent être intéressés pour eux-mêmes.

La monnaie, les ceintures et autres sont tous des éléments de motivations extrinsèques. Dans quelle mesure peut-on avoirun impact sur la motivation intrinsèque des enfants ? Quoi qu'on mette enplace, on est sur le registre de la quête motivationnelle. La motivationn'est-elle pas que dans la tête des adultes ? Dans quelle morale sommes-nous ?

Les enfants qui savent recevoir une récompense promise s'avèrent moins motivés une fois l'activité terminée.

Plus les enfants évoluent dans la classe,plus ils s'entraident. Les motivations extrinsèques risquent d'aller à l'encontre de cet élan.

Quelle pédagogie pour quelle société ? C'est souvent le résultat qui compte mais on n'est pas toujours dans unepédagogie de projet. Le savoir émancipateur peut en soit être une récompense.Le travail n'est pas une valeur, on s'en sert pour accéder à d'autres valeurs.On peut ne pas travailler pour mieux travailler plus tard.

Souvent les enfants sont dans desdispositions de compétitions, de comparaisons.

Ce qui peut poser problème, c'est que les enfants travaillent pour leur enseignant ou pour leurs parents. Il y a beaucoup d'affectif, la monnaie intérieure peut être un intermédiaire, un médiateur.

En tant qu'enseignant, est-ce que je travaillerais si je n'étais pas payé ? Mais même sans être payé, il peut y avoir unplaisir aux apprentissages.

La paye n'est pas une récompense, c'est unobjet transitionnel, un dû, le résultat normal d'un travail accompli. Pour certains enfants qui ne font quasiment rien de leurs journées scolaires, le recours à cet élément symbolique peut les mettre au boulot. Ce qui est del'ordre du plaisir n'est pas rémunéré. C'est essentiellement le travail. Lamonnaie permet de se dédouaner par du symbolique de toutes les punitions tellesque les lignes, les humiliations ou les privations de récré.

En quoi la monnaie peut-elle devenir unerécompense, en quoi ne l'est-elle pas ?

Comment arriver à un système sans récompense ? Comment développer les motivations intrinsèques si on ne lesmet en situation de ressentir leurs besoins ?

 
Doit-on récompenser les élèves pour les motiver à apprendre ?
Jean ARCHAMBAULT et Roch CHOUINARD[2] 

Récompenser les efforts des élèves pour apprendre est une pratique ancestrale. Elle a été re dynamisée avec l'arrivée du béhaviorisme qui pose que le comportement est motivé par des renforcements.Cela provient à l'origine des « systèmes d'économie de jetons »utilisés dans les hôpitaux psychiatriques et les pénitenciers. Ces systèmes demandent un travail constant pour être efficaces.

Les enseignants utilisent ces récompenses plus pour contrôler leurs élèves que pour les informer de leurs progrès. Souvent, les comportements et les situations sont mal définies, les renforçateurs trop éloignés des comportements pour avoirun effet quelconque.

Plusieurs chercheurs ont émis des doutes sur la pertinence d'utilisation des récompenses pour motiver les élèves. Il s'avère même que l'octroi de récompenses peut avoirdes effets négatifs sur la motivation intrinsèque des élèves. Celle-ci correspond à l'exercice d'une activité pour la satisfaction et le plaisir qu'on y trouve et non pour l'atteinte d'un résultat externe. Lorsqu'une récompense extrinsèque est associée à une activité pour laquelle l'apprenant est déjàmotivé intrinsèquement, la raison intrinsèque est occultée par la récompense.

DECI, KOESTNER et RYAN (1999) ont montré que l'effetdes récompenses en classe dépend largement de l'âge des élèves, de la nature des récompenses et du contexte de leur utilisation : le renforcement verbal donné aux élèves afin de les informer sur le développement de leurs compétences produit un effet positif sur la motivation intrinsèque desadolescents, mais aucune sur celle des enfants. Le renforcement verbal visant le contrôle des élèves aurait des effets négatifs pour tous. Les récompenses matérielles distribuées de manière imprévisible auraient peu d'effet alors que celles plus prévisibles auraient un effet plus négatif sur les niveauxd'intérêt. Les récompenses attribuées sur la base de l'engagement et de laqualité de la performance auraient des effets négatifs, les plus dommageablesétant celles données à quelques élèves seulement sur la base de leurperformance supérieure à celle des autres.

Le laps de temps entre la réalisation et la récompense n'affecterait pas les effets. L'octroi de récompenses aurait des effets négatifs uniquement lorsque l'activité faisant l'objet d'une récompense est intéressante. Pour des activités ennuyeuses, iln'y a pas augmentation de la motivation intrinsèque.

Les récompenses nuisent donc peu à la motivation intrinsèque lorsque celle-ci est inexistante ou peu élevée. Lorsqu'elles sont annoncées par l'enseignant ou utilisées pour contrôler les élèves, les récompenses affectent négativement la motivation intrinsèque. Offrir des récompenses pour inciter à effectuer une tâche scolaire peut donc apparaître comme une pratique pédagogique contre-productive. Cela peut être utile pour faire plaisir, créer un climat de classe agréable ou souligner des progrès.

Que faire alors ? Le modèle CLASSE contient six dimensions susceptibles de soutenir la motivation à apprendre des élèves :

-                   C ® conceptions de l'enseignant : transmettre aux élèves une conception de la réussite basée sur le dépassement de soi et l'atteinte d'objectifs personnels, faire la promotion de l'effort et des stratégies d'apprentissage.

-                   L ® latitude accordée aux élèves : associer à la différenciation pédagogique la question des choix dans les activités.

-                   A ® ambiance de la classe : installation et maintien dans la classe de conditions propices à l'apprentissage et l'enseignement.

-                   S ® situations d'apprentissage : définir ses attentes, montrer comment faire, situer les élèves par rapport à leurs domainesde maîtrise, faire voir l'intérêt des apprentissages, proposer des situationsde travail signifiantes, larges, ouvertes, complexes et invitant tout le mondeà participer.

-                   S ® soutien : donner à tous la chance de recevoir du renforcement, reconnaître les efforts et les progrès, valoriser l'entraide.

-                   E ® évaluation : elle doit être une aide auxapprentissages. Elle porte sur les progrès individuels, est personnalisée,offre la possibilité de s'améliorer et évite d'être anxiogène.
[1] In GALAND B. et BOUGEOISE., « Se motiver à apprendre », PUF, 2006, pp 135 - 144
[2] In GALAND B. et BOUGEOISE., « Se motiver à apprendre », PUF, 2006, pp 135 - 144







 


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